Immergé dans l’entreprise, le sujet Y, ce jeune né entre 1980 et 1995, peut avoir des réactions qui surprennent. Ces réactions font couler beaucoup d’encre et occupent l’esprit des Directions des Ressources Humaines sollicitées par les managers de la génération X, née entre 1965 et 1978, qui s’interrogent et demandent à comprendre.

En effet, qui se cache derrière cette génération toujours connectée, ces jeunes qui ont toujours un mot à dire sur des processus établis depuis des décennies, ceux qui quittent l’entreprise aussi rapidement qu’ils y sont entrés parce qu’ils estiment avoir fait le tour du sujet, parce que « la boite est trop rigide, trop hiérarchique », parce que « leur manager ne les fait pas rêver ».

Le « pourquoi » prime désormais sur le « comment » et l’ambition de s’épanouir sur celle de réussir.

Dans l’esprit des générations Y et Z (ceux nés après 1995), il est évident que les diplômes ne suffisent plus à obtenir un bon job ! Ils ne suffisent plus à intégrer l’entreprise de ses rêves. Ils ne suffisent plus à accéder à une vie professionnelle épanouissante.

Plutôt que la carrière, le Y vise le bien être, préfère accumuler les expériences hétéroclites en cherchant la stimulation et le développement personnel. Son objectif est de devenir entrepreneur de sa vie professionnelle et le chemin pour y arriver doit être pavé de sens. L’époque où l’on restait toute sa carrière dans la même entreprise est bel et bien révolue. Les jeunes ne se marient plus avec leur entreprise. Ils viennent y chercher des projets qui permettent de développer leurs compétences et leur employabilité. C’est d’autant plus vrai que les secteurs d’activités et les métiers évoluent très rapidement. En effet, en plus de libérer les savoirs, les TIC (Technologies de l’information et de la communication) accélèrent les changements dans nos économies et nos sociétés de telle sorte que les entreprises et les salariés doivent sans cesse se renouveler.

Plusieurs organismes internationaux (World Economic Forum / OCDE) se sont attelés à définir l’ensemble des savoirs et des savoir-faire pour former les jeunes générations aux besoins de l’économie future. Ces nouvelles aptitudes ont été dénommées les « compétences du 21ème siècle ». En effet, pour gérer cette masse incommensurable d’informations et de savoirs, libérée par les technologies de l’information et de la communication, il est fondamental de savoir chercher, sélectionner, trier, évaluer et organiser l’information de manière efficace et rapide. Ainsi, l’enseignement supérieur cherche désormais à développer l’esprit critique et d’analyse de nos jeunes étudiants. Nos jeunes diplômés apprennent à s’interroger, analyser et critiquer le savoir. De même, les capacités à innover, à créer et à résoudre des problèmes doivent leur permettent d’évoluer, agilement, au cœur d’une économie en perpétuel changement.

Pour les entreprises, le développement d’une culture de l’innovation est devenu crucial si elles veulent maintenir intacte leur compétitivité et perdurer. Elles ont besoin de ces nouvelles générations porteuses de nouvelles attentes au travail, et souhaitant accélérer un certain nombre de mutations : nouvelles relations humaines, nouveaux modes d’organisation, nouvelles exigences notamment dans le rapport à la hiérarchie et à la prise de décision ; priorité́ accordée à de nouveaux objectifs stratégiques : responsabilité sociale des entreprises, parité, diversité, équilibre vie professionnelle et vie personnelle, etc. Les Y et Z ont acquis une culture du questionnement, prêt à accepter l’échec parce qu’ils ont été bercés par les «Failcons»* américains et ont compris qu’avoir des idées nouvelles nécessite d’être prêt à prendre des risques et à se tromper.

L’attachement des jeunes actifs au « bien vivre » dans l’entreprise repose sur l’attractivité du management, le salaire et la qualité de vie au travail. Le manager idéal doit posséder un excellent niveau d’écoute, évoquée comme la qualité indispensable suivie par le leadership puis l’autorité et la compétence. Le rapport de collaboration s’est substitué au rapport de subordination, et le futur collaborateur s’inscrit désormais dans une relation donnant/donnant.

Cette jeune génération est très consciente du fait qu’elle exercera, en moyenne, 13 métiers différents dans sa vie.

D’ailleurs, la tendance des « slasheurs » s’intensifie : on reste de moins en moins longtemps au sein de la même société et on se vend simultanément à plusieurs entreprises.
En 2033, il est prédit que les entreprises seront infiniment plus agiles et plus robustes. Ces entreprises seront composées en grande partie de ces intermittents, recrutés, à la demande, à travers des plateformes numériques et ils seront heureux car ils se seront complétement réapproprié leur temps et leur vie.

Les jeunes de moins de 30 ans représentent 30% de la population mondiale mais constituent 100% de notre avenir.

 

Carollmillennials-generation-Y-carriere-entreprise Le Fur
Fondatrice et dirigeante BestFutur

Passionnée par le développement des hommes et des femmes dans l’entreprise, j’ai orienté ma carrière dans le domaine des ressources humaines en me focalisant sur l’analyse des personnalités et des comportements, l’évolution des compétences et l’accompagnement par l’action.

Le recrutement, la création d’universités d’entreprises, la gestion de la formation professionnelle, la création des processus de mobilité interne et à l’évolution des carrières sont autant d’expériences qui m’ont permises de me confronter à l’influence clef des motivations personnelles et de renforcer ma conviction de l’importance du lien inter-générationnel pour le bien de tous. C’est la raison pour laquelle, forte de mes convictions et de mes 20 années d’expérience professionnelle en tant que Responsable de business unit à l’international, Consultante en Management, Directrice du développement des Ressources Humaines renforcées par une formation de coaching, j’ai créé BestFutur pour accompagner nos jeunes à mieux se connaitre et choisir une carrière qui leur ressemble. Mon ambition :  créer du lien et du liant entre étudiants qui demandent à mieux comprendre l’entreprise, à être accompagnés dans leur décision d’orientation et aux entreprises qui croient à la valeur de l’échange inter-générationnel.